Né en 1950, Philippe Morillon termine ses études d’arts appliqués en 1970.

Il commence sa carrière dans une agence de publicité (la SNIP) avec Jacques de Pindray et devient illustrateur indépendant en 1972.

Il connaît une période très active comme peintre-illustrateur pour la publicité et les médias travaille dans le style « hyperréaliste/pop » à l’aérographe et à l’acrylique sur toile, (commandes et travaux personnels.)

Réalise de nombreuses affiches, couvertures de livres, pochettes de disques et illustrations de presse.

Réalise l’affiche et le logo pour le «Théâtre le Palace» en 1978.

Publie un album ( Éditions La Vue) « Ultra Lux » sur ses travaux d’illustrateur en 1982, préfacé par Andy Warhol, et écrit par Yves Adrien. Il réalise des chroniques et des photographies pour le magazine de Warhol «Interview».

Directeur artistique et graphiste du journal de photo « Égoïste » de 1977 à 2001, il travaille avec Helmut Newton et Richard Avedon.

Puis en 1992-94 comme directeur artistique au magazine « Vogue », au « Monde des Débats » en 1997-1998.

Il réalise un logo et un catalogue pour le Centre Georges Pompidou à l’occasion de l’anniversaire des 20 ans de cette institution, en 1997.

Il réalise les images des les campagnes de publicité pour l’ « Espace » Renault qui lui valent un 1er prix du Club des Directeurs Artistiques en 1998.

Travaille avec les artistes Pierre et Gilles de 2003 à 2015 (catalogues et Album du Musée du Jeu de Paume chez Taschen en 2007, et postproduction numérique).

Publie au début 2009 chez Steidl, avec une préface de Karl Lagerfeld, un album de photos «culte» sur la bande du «Palace» : Un jeune artiste à la mode photographie ses amis et ses sorties parisiennes, une décennie qui voit le passage des utopies des années 70 aux réalités des années 80.

« Une dernière danse ? 1970-1980 ». Les photographies sont exposées chez Pierre Passebon à la  galerie du Passage, galerie Véro-Daudat, Paris 75002, en septembre 2009.

À reçu le grade de chevalier dans l’ordre des Arts et Lettres en janvier 2012.

Expose la série de dessins numériques « Pastiches d’après Joseph Vernet» chez Serge Aboukrat, place Furstenberg, Paris, en juillet 2012.

Réalise en juin 2014 une exposition chez Pierre Passebon à la galerie du Passage, galerie Véro-Daudat à Paris, consacrées aux Papiers Peints & Wallpapers. Ces papiers peints «d’artiste» tirés en peu d’exemplaires (lés de 62 cm x 3 m.), sont consacrés aux personnages des années 80 :  Andy Warhol, Loulou de la Falaise, Pierre Bergé, Diane de Beauvau-Craon, narratifs ils racontent une histoire de l’art anachronique qui va de Jackson Pollock et Donald Judd aux vases grecs du Ve siècle av-J.C.

Toutes les images sont consultables ici:
http://tinyurl.com/obr4w7s

Autoportrait à la sortie du Palace Paris 1978

SAYWHO Gallery

Saywho Gallery est la première galerie digitale dédiée à la photographie mondaine et relationnelle. S’intéressant à ce phénomène dès ses débuts jusqu’à l’époque contemporaine en traitant à la fois les pratiques journalistiques et artistiques, elle propose en vente des tirages signés et numérotés par les photographes. Sa programmation cherche à mettre en valeur les différentes pratiques et approches de ce mouvement photographique qui documente la vie nocturne (et parfois diurne) de différentes familles résolues à devenir immortelles grâce à la magie de la photographie qui comme le disait Patrick Modiano «fixe le rêve pour toujours».


En 1968 Andy Warhol déclarait dans le catalogue de son exposition au Moderna Museet de Stockholm «À l’avenir, chacun aura droit à 15 minutes de célébrité mondiale.» Celui qui dressa le portrait de sa génération afin de dit-il « se rappeler ou il était à tel instant précis, était un chroniqueur inlassable de la vie et des rencontres qu’elle offre. Transportant son appareil photo Polaroïd à peu près partout où il allait, il rassembla une immense collection d’instantanés montrant ses amis, ses amants, ses mécènes, des célébrités, des inconnus, des gens de la scène, de la mode et lui-même. Il ne savait peut-être pas alors que sa prédiction allait avoir lieu plusieurs dizaines d’années plus tard. Aujourd’hui toute une génération se voit désormais comme héritière d’Andy Warhol, reproduisant dans une nuit sans fin mais surtout sans frontières ce qui fit jadis le succès du visionnaire pop : se photographier soi et ses proches mais aussi proposer une contestation des codes artistiques établis en prônant un décloisonnement radical entre l’art et la vie tout en s’ouvrant à la banalité du quotidien.

Les années 80 et 90 sont immortalisées par Nan Goldin, Larry Clark ou encore Wolfgang Tillmans, puis une nouvelle scène voit le jour explorant de nouveaux territoires plus diffus et tout aussi fascinants. Là ou les anciens, proche de la photographie sociale et du photo journalisme ont crée un mouvement artistique, les nouveaux acteurs de cette pratique explorent de nouveaux champs d’action invoquant une forme d’amateurisme éclairée. Instagram en est un des terrains de prédilection. Avant Olivier Zahm il y eut Jean Pigozzi et bob colacello il y eut Billy Monk et ses images des clubs de Cape Town, le Montmartre de Brassai, Le journal photographique de Robert Frank ou celui de Nobuyoshi Araki , le journal filmé de Jonas Mekas et beaucoup d’autres. Plus qu’une pratique, il s’agit bien d’un courant photographique hérité du photojournalisme et dont le sujet a muté alors que l’outil s’est démocratisé. En reproduisant par mimetisme le même geste photographique nous formons parfois sans le savoir une grande famille, unie, aimée et amie. Le geste photographique partagé par tous signe un ralliement, le sentiment de faire partie du monde au milieu des autres et avec les autres. Le selfie c’est aussi ça, un repère, un symbole et pour beaucoup un encrage. Aujourd’hui chacun documente sa vie, tout le monde raconte sa propre histoire en images afin de sauvegarder comme le dit si bien Emily dickinson dans sa préface au livre de Bob Colacello : «l’espoir, cette chose avec des plumes qui se perche sur l’âme».

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